Croiseurs De Grasse et Colbert : refonte Terrier ?

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L’achèvement du croiseur De Grasse (10 septembre 1956 – 1973) ainsi que la construction du croiseur Colbert (5 mai 1959 – 1991) relèvent de décisions dont les rationalités méritent d’être explorées dans la mesure où ces bateaux étaient obsolètes dès leur mise en service. Et c’est pourquoi le fait qu’une demande de livraison – gratuite – de systèmes d’arme RIM-2 Terrier aux États-Unis d’Amérique ait été aussi facilement écartée mérite d’être présentée avant d’entamer des recherches complémentaires.

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Le difficile renouvellement des navires de ligne français

Le Dunkerque au havre _ au fond le Strasbourg

Le Dunkerque au Havre le 17 juin 1939 avec au fond le Strasbourg (Collection Wilfried Langry)

A la fin de la Grande Guerre, dans un contexte de désarmement généralisé, la Marine Nationale n’apparaît pas comme une priorité. Pourtant, beaucoup de grands navires sont fatigués et usés par quatre années de service.

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Coûts d’un bâtiment de combat : projections sur 30 ans

© Marine nationale. L'Aquitaine dans le bassin n°9 (Brest) avant la MECO.

© Marine nationale. L’Aquitaine dans le bassin n°9 (Brest) avant la MECO.

Deux grands postes de dépenses constituent des lignes budgétaires, au moins, aussi importantes que celles dédiées aux conceptions et constructions des bateaux. La première est constituée par l’indisponibilité des plateformes navales en raison de leur nécessaire immobilisation pour Maintien en Condition Opérationnelle (MCO). La deuxième est matérialisée par l’équipage qui arme le bateau et qui peut, lui seul, lui donner sa pleine mesure opérationnelle.

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2018 : mises sur cale des Alsace et Lorraine ?

© Naval group.

© Naval group.

Les Cassard (1985 – 2021) et Jean Bart (1988 – 2022) furent construites (1982-1991) avec des RIM-24 Tartar reçus des États-Unis en 1965 et débarqués des escorteurs d’escadre Bouvet et Kersaint. Remplacer le Tartar par le PAAMS était envisagé : les coûts et les faiblesses structurelles des frégates condamnaient cette refonte. Le retrait de service glissait de 2013 et 2015 (Horizon n°3 et 4) à 2018 (FREDA) pour, finalement, 2021 et 2022 (FACDAR). Le Cassard est « hors d’âge. Sa ligne d’arbres s’est cassée en pleine mer et il y a eu un incendie dans les machines du Jean Bart. Ces bâtiments sont à bout de souffle […] Il faut surveiller et réparer les fissures dans les coques et les chaises de lignes d’arbres. On a évalué ce coût à une centaine de millions d’euros dans le projet de loi de programmation militaire. » (Amiral Prazuck, audition, Commission Affaires étrangères, Défense et forces armées, Sénat, 25 octobre 2017) Mais il y a une autre solution : l’avancement de la construction des FREMM 7 et 8.

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Programmes navals (1900-1914) et fleurons

© 2007- 艦艇写真のデジタル着彩 Atsushi Yamashita.

© 2007- 艦艇写真のデジタル着彩 Atsushi Yamashita.

« De 1880 à 1914, la France a dépensé autant d’argent pour sa Marine que l’Allemagne » déclamait le professeur Hervé Coutau-Bégarie (« La diplomatie navale française », pp. 41-44 dans Pierre PASCALLON (dir.), Les armées françaises à l’aube du XXIe siècle – Tome 1 : La Marine nationale, Paris, L’Harmattan, 2002, 460 pages). Il est proposé de revenir sur les programmes navals successifs de 1900 à 1914 afin de comprendre la construction discontinue et incrémentale de la Flotte de France. Perspective qui soulignera combien chaque nouvelle classe de cuirassés, portée par un programme naval, tend à supplanter l’ancienne, confirmant la loi de la hausse continue du tonnage. Mais, finalement, c’est l’absence d’une harmonieuse combinaison entre une pensée navale aboutie et l’efficience budgétaire qui explique une Flotte trop peu nombreuse malgré un budget conséquent… !

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PA2 : le Konrad Adenauer ?

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© Bundeswehr – Marine Nationale / Cindy Luu. Le Groupe Aéronaval (GAn) pendant la mission Arromanches 3 centré sur le porte-avions Charles de Gaulle agrège, outre trois frégates françaises Chevalier Paul, Aquitaine et Provence ainsi que le Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Marne, les frégates allemande Augsburg et britannique HMS St. Albans.

L’Amiral Philippe Sautter proposait l’idée d’un porte-avions franco-allemand en 1996. Ayant servi à bord du porte-avions Foch à trois reprises, le troisième embarquement le conduit à en prendre le commandement (30 août 1993 au 29 août 1995). Au cours de ces 270 jours de mer, le Foch effectue sept missions opérationnelles en Adriatique et trois campagnes d’essai du Rafale. C’est pourquoi sa parole est celle d’un fin connaisseur du fait aéronaval français et est précieuse afin d’étudier plus en avant l’idée d’un porte-avions partagé entre deux pays. Ce serpent de mer revient régulièrement dans le débat français en tant que solution politico-militaire pour forcer le destin d’une Europe de la Défense ou se défausser sur les partenaires européens de l’incurie financière française.

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Les deux SLAMF d’une même pièce

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© Michel FLOCH. Le Sterenn Du.

Le SLAMF (Système de Lutte Anti-Mines du Futur) / MCMM (Maritime Mine Counter Measures) est l’un des plus discrets de tous les programmes navals. Capacité indispensable pour la sécurisation des approches au profit tant de la dissuasion océanique que des bases navales, ports français ou des pays alliés et partenaires. Les capacités de guerre mines servent, aussi, à sécuriser les routes maritimes : exemple type de l’opération Herakles (2001-2002) où les Chasseurs de Mines Tripartites (CMT) parviennent les premiers à Djibouti, devançant le GAn en route pour le Nord de l’Océan Indien et les opérations au-dessus de l’Afghanistan. Une capacité opérationnelle que place au premier plan la Revue stratégique pour la Défense et la Sécurité nationale, alertant sur la menace persistante et évolutive des mines, demandant le renouvellement des moyens de guerres des mines en mer. Où en est le programme SLAMF ?

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