Le difficile renouvellement des navires de ligne français

Le Dunkerque au havre _ au fond le Strasbourg

Le Dunkerque au Havre le 17 juin 1939 avec au fond le Strasbourg (Collection Wilfried Langry)

A la fin de la Grande Guerre, dans un contexte de désarmement généralisé, la Marine Nationale n’apparaît pas comme une priorité. Pourtant, beaucoup de grands navires sont fatigués et usés par quatre années de service.

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Les Sous-marins du type Roland Morillot

Inspection Roland Morillot et La Praya par officier allemand

Officier de la Luftwaffe inspectant le La Praya (Collection Wilfried Langry)

La Marine Française a développé très tôt son arme sous-marine qu’elle considérait comme une arme de défense face aux grandes flottes océaniques. Au sortir de la Première Guerre mondiale, la composante sous-marine resta un axe majeur de développement, malgré les attaques des anciens alliés qui voulaient le bannissement pur et simple de cette arme.

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Les marques particulières de la Marine française de l’entre-deux guerres

Contre torpilleur Epervier à l'ancre

L’Epervier montrant son symbole de coque 2- et son anneau blanc de cheminée (Collection Wilfried Langry)

Durant l’entre-deux guerres, le marquage particulier des navires français prend une importance toute particulière. En effet, l’arrivée de nombreux bâtiments neufs et le fonctionnement tactique des deux escadres imposent une identification des navires à longue distance. L’électronique n’ayant pas encore fait son apparition, ce sont des moyens optiques qui sont mis en place. On verra donc apparaître de grands chiffres sur les coques et des anneaux de couleurs peints sur les cheminées.

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En pensant aux vacances…

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La Loire Atlantique, avec Saint Nazaire, est connue pour ses chantiers et sa base sous-marine. Mais il y a aussi, de « l’autre côté du pont », une merveille dans un écrin de verdure et de pins tout aussi attrayante, une escale « famille » : Saint Brevin, une terre chère au coeur d’Anne de Bretagne et de Nicolas Fouquet, qui séjournèrent chacun à leur époque au manoir de La Guerche.

C’est sur cette terre, où les eaux de la Loire se mêlent à l’Atlantique et à 45 minutes de Nantes, que se situe le Fort de Mindin qui scrute l’estuaire depuis 1861 et abrite le Musée de la Marine de Mindin Lire la suite

« L’exemple des héros enfante des héros ! »

Le cuirassé Suffren à Toulon, le 23 octobre 1911. Bibliothèque nationale de France.

En 2007, la Marine nationale annonçait les noms des futurs sous-marins nucléaires d’attaque issus du programme Barracuda : Suffren, Duguay-Trouin, Tourville, De Grasse, Dupetit-Thouars et Duquesne (les deux derniers ont depuis 2015 été renommés Casabianca et Rubis, noms de deux fameux sous-marins français ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale). Pour quelqu’un peu au courant des choses de la marine, ces noms peuvent paraitre sans grande importance et avoir été distribués au hasard dans l’unique but de les distinguer les uns des autres. Il n’en est rien cependant car, à toutes les époques de son histoire, un véritable esprit de suite a présidé la dénomination des bâtiments de la Marine française. L’objet de ce billet n’est pas de rappeler une énième fois les hauts faits d’armes de ces grands marins, qui servirent tous dans la marine de l’Ancien Régime, à l’exception notable de Dupetit-Thouars, capitaine de vaisseau héroïquement tué sur le Tonnant lors de la bataille d’Aboukir, le 1er août 1798 (on notera que Casabianca, capitaine du 118 canons l’Orient, navire amiral de Brueys, commandant de l’escadre française chargée l’armée de Napoléon Bonaparte en Égypte, fut également tué durant cette bataille, ainsi que son jeune fils). En vérité, nous nous intéresserons ici à une veille tradition de la Marine, celle de donner aux navires de guerre les noms des grands serviteurs de l’État, et en particulier des plus fameux marins de son histoire.

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L’Armée de Mer dans les constitutions

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Quand est-ce que que surgissait l’appellation d’ « Armée de Mer » ? Cette affaire mineure peut conduire à s’appuyer sur le corpus des constitutions françaises afin de retracer l’évolution de l’appellation de la force armée dans les institutions politiques de la France depuis 1791. Dans cette perspective ce serait, en définitive, l’appellation de « forces armées » qui s’imposerait. Pratique bien commode et permettant de distinguer la force militaire propre à un milieu – au sens de l’institutionnalisation de la réponse politico-militaire apportée à une conflictualité – de ses divisions tactico-opératives : les « armées », corps d’armées, divisions, brigades, etc.

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