En pensant aux vacances…

affiche3M

La Loire Atlantique, avec Saint Nazaire, est connue pour ses chantiers et sa base sous-marine. Mais il y a aussi, de « l’autre côté du pont », une merveille dans un écrin de verdure et de pins tout aussi attrayante, une escale « famille » : Saint Brevin, une terre chère au coeur d’Anne de Bretagne et de Nicolas Fouquet, qui séjournèrent chacun à leur époque au manoir de La Guerche.

C’est sur cette terre, où les eaux de la Loire se mêlent à l’Atlantique et à 45 minutes de Nantes, que se situe le Fort de Mindin qui scrute l’estuaire depuis 1861 et abrite le Musée de la Marine de Mindin Lire la suite

« L’exemple des héros enfante des héros ! »

Le cuirassé Suffren à Toulon, le 23 octobre 1911. Bibliothèque nationale de France.

En 2007, la Marine nationale annonçait les noms des futurs sous-marins nucléaires d’attaque issus du programme Barracuda : Suffren, Duguay-Trouin, Tourville, De Grasse, Dupetit-Thouars et Duquesne (les deux derniers ont depuis 2015 été renommés Casabianca et Rubis, noms de deux fameux sous-marins des FNFL). Pour quelqu’un peu au courant des choses de la marine, ces noms peuvent paraitre sans grande importance et avoir été distribués au hasard dans l’unique but de les distinguer les uns des autres. Il n’en est rien cependant car, à toutes les époques de son histoire, un véritable esprit de suite a présidé la dénomination des bâtiments de la Marine française. L’objet de ce billet n’est pas de rappeler une énième fois les hauts faits d’armes de ces grands marins, qui servirent tous dans la marine de l’Ancien Régime, à l’exception notable de Dupetit-Thouars, capitaine de vaisseau héroïquement tué sur le Tonnant lors de la bataille d’Aboukir, le 1er août 1798 (on notera que Casabianca, capitaine du 118 canons l’Orient, navire amiral de Brueys, commandant de l’escadre française chargée l’armée de Napoléon Bonaparte en Égypte, fut également tué durant cette bataille, ainsi que son jeune fils). En vérité, nous nous intéresserons ici à une veille tradition de la Marine, celle de donner aux navires de guerre les noms des grands serviteurs de l’État, et en particulier des plus fameux marins de son histoire.

Lire la suite

L’Armée de Mer dans les constitutions

Mobilisation_order_france_2_august_1914

Quand est-ce que que surgissait l’appellation d’ « Armée de Mer » ? Cette affaire mineure peut conduire à s’appuyer sur le corpus des constitutions françaises afin de retracer l’évolution de l’appellation de la force armée dans les institutions politiques de la France depuis 1791. Dans cette perspective ce serait, en définitive, l’appellation de « forces armées » qui s’imposerait. Pratique bien commode et permettant de distinguer la force militaire propre à un milieu – au sens de l’institutionnalisation de la réponse politico-militaire apportée à une conflictualité – de ses divisions tactico-opératives : les « armées », corps d’armées, divisions, brigades, etc.

Lire la suite

Le 3 Octobre 1968, le jour où tout changea

1rec-2ga-alligator-1954

“La F.A.I. est dissoute”, ainsi commence l’article du Cols Bleus du 26 octobre 1968, finalement peu de temps après sa création en 1962. Fallait-il y voir un événement capital ?

Pour cela rappelons-nous de ce qu’était la Force Amphibie d’Intervention. Issue du Centre d’Intervention par Opérations Amphibies né au lendemain de la seconde guerre mondiale, La F.A.I. est une force permanente comme nous n’en connaissons plus aujourd’hui : un contre-amiral, ALPHIB, et ses adjoints “Terre” et “Air”, sont à la tête de plus de 700 hommes répartis au sein du groupe naval d’assaut, du groupe spécial amphibie, et de l’escadron de Troupe de Marine équipé de ses 24 LVT. Lire la suite

Le transport d’aviation Commandant Teste

TT

commandant-teste-dans-la-rade-de-toulon

Le Commandant Teste en rade de Toulon (Collection Wilfried Langry)

A la fin de la Première Guerre Mondiale, le besoin de soutenir les hydravions en mer se fait sentir. On envisage alors la conversion de cargos assez grands pour accueillir des hydravions ainsi que les ateliers nécessaires à leur activité. Lire la suite

La France et le cuirassé (3)

Le programme de 1912, un plan ambitieux hélas inachevé

programme-naval-1912

Le 30 mars 1912, la Chambre des Députés vote la loi-programme qui fixe le cadre de la Royale au début des années vingt. Avec vingt-huit cuirassés, dix éclaireurs d’escadre, cinquante-deux torpilleurs de «haute-mer», dix bâtiments pour divisions lointaines et quatre-vingt quatorze sous-marins, le plan est ambitieux.

Quand le plan est voté par le parlement, la France aligne 11 cuirassés «modernes» (deux Patrie, quatre Liberté et six Danton). Il reste donc dix-sept cuirassés type dreadnought à construire, deux devaient être mis en chantier en 1910 et 1911, trois en 1912, deux en 1913 et 1914, quatre en 1915 et deux en 1917.

Lire la suite

La France et le cuirassé (2)

La France et le cuirassé (2)

cuirasse-hoche

Le cuirassé Hoche

Panorama : l’évolution des cuirassés français jusqu’au premier conflit mondial

Avec un tel contexte, pas étonnant que la Royale n’ait pu disposer de cuirassés puissants et efficaces. Systématiquement, les cuirassés français vont se révéler inférieurs aux réalisations étrangères en raison de l’influence de la Jeune Ecole mais également de problèmes industriels, le manque de grandes cales et de grandes formes limitant sérieusement les possibilités des architectes navals français.

Après la mise en service de l’Amiral Duperré en 1883 (11085 tonnes, 15 nœuds,4 canons de 340mm) sont mis en service en 1888 le Formidable et l’Amiral Baudin, des navires de 12000 tonnes, filant à 15 nœuds avec un armement principal composé de trois canons de 370mm.

Lire la suite