L’effort naval thalassocratique est-il soutenable ?

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Les deux efforts navals de la Chine et des États-Unis d’Amérique méritent d’être sommairement comparés. De là, il y a matière à s’autoriser à relativiser quelques perceptions quant à la puissance chinoise ou à une quelconque tentative de prise de mer. Il est plus intéressant de relever que sur le temps long, la Chine pourrait inexorablement dépasser la puissance militaire américaine.

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Marine nationale (2015 – 2017) : logiciel inchangé, Flotte resserrée

Le camarade Dimitri (Naval Analyses) nous permet d’apprécier la trajectoire de la Marine nationale à l’aube très prochaine de la troisième décennie du XXIe siècle. Et la lecture de Flottes de combat permet tout autant de replacer l’effort naval français dans le cadre des trente dernières années.

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Prise de mer chinoise ?

© Le Monde.

© Le Monde.

Nous abordions la question d’une prise de mer avortée de la part de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques entre le début des années 1960 et la fin des années 1980. D’où l’intérêt de questionner une telle tentative par la Chine dans la mesure où l’ « OBOR » (One Belt, One Road – ou nouvelles routes de la soie) tend à une double prise de mer et de terres tandis que Pékin pourrait bouleverser le jeu énergétique mondial.

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Le bastion du plateau continental

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La politique déclaratoire du candidat Donald J. Trump laisse de nombreuses traces dans les perceptions européennes en attendant que le cadre diplomatique (entre réactions au nouveau style présidentiel et une impatience à peine dissimulée) soit arrêté. Une partie de l’Europe atlantique craint de perdre le bénéfice de la dissuasion (tant conventionnelle que nucléaire) américaine et réfléchit tout haut à la pertinence d’une dissuasion européenne. En attendant de revenir à un probable statut quo, il s’ouvre un espace de manœuvre pour affermir un pilier européen dans l’Alliance Atlantique grâce à une des mesures envisageables : la constitution d’un bastion du plateau continental.

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MAPL : deux ou trois ESF ?

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© Inconnu. Unofficial artist impression of what PLAN’s future Type 075 LHD may look like.

La montée en puissance de la Marine de l’Armée Populaire de Libération (MAPL ou PLAN en anglais) se poursuit à un rythme soutenu. Une nouvelle ainsi qu’une confirmation tendent à accréditer l’idée que Pékin imite les structures opérationnelles de l’US Navy et tout particulièrement les Expeditionary Strike Force (ESF).

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Budget de la Défense nationale à 2%

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© Le Figaro. Véronique Guillermard, « Dissuasion nucléaire : la France ne baisse pas la garde », 20 février 2015.

Le totem correspondant à 2% du PIB en matière de dépenses militaires inonde le débat public alors qu’il n’est que très rarement – si ce n’est jamais – bénéficiaire de la moindre tentative de définition. Pourtant, replacer cet objectif dans le cadre du « partage du fardeau au fossé transatlantique » (Olivier KEMPF, L’OTAN au XXIe siècle – La transformation d’un héritage, Paris, Éditions du Rocher, 2014 (2010), 614 pages ; voir le chapitre 12) est la condition sine qua non pour apprécier autant sa pertinence aux échelons de l’Alliance atlantique qu’au seul échelon national. C’est pourquoi – et dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017 en France – il est impératif de souligner combien la définition ambiante des 2% ne correspond pas du tout à l’ambition otanienne et masque les graves difficultés financières à venir face à la modernisation de la dissuasion nucléaire et la « bosse budgétaire » jamais absorbée. 

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La seule Marine nationale

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© Inconnu.

La conclusion logique de cette chronique sur la hiérarchie des marines de guerre européennes dans le concert mondial des flottes militaires était de souligner la première place manquée de la Marine nationale (2008 – 2016) en Europe et, presque surtout, l’absence d’alliances européennes qui auraient pu permettre une « plus grande Marine nationale ». Et ce, contrairement à la Royal Navy qui augmente ainsi son potentiel et, peut-être au principal, son influence navale sur la stratégie des moyens d’autres marines européennes. Chose d’autant plus surprenante que la France se retrouve sans porte-avions disponible ni groupe naval apte à fournir un erstaz de groupe aéronaval.

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