Le nouveau Borda ?

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© Corax71. Le Latouche-Tréville (D646) dans la Clyde.

La conversion d’une ancienne frégate anti-sous-marine en nouveau Borda est peut-être une occasion à saisir afin de renforcer la cohésion humaine aussi bien à l’intérieur de la Marine nationale (de l’École des mousses jusqu’à l’École navale) qu’avec les administrations de l’Action de l’État en Mer. Et aussi de prendre le temps de découvrir très tôt les autres marines européennes et leur culture dans un temps plus significatif que celui d’un exercice ou d’une escale. Pour l’armement d’un nouveau Borda ?

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« World Naval Review 2017 » de Conrad Waters (ed.)

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Seaforth publie l’édition 2017 de World Naval Review (192 pages) sous la direction de Conrad Waters. Ce dernier est juriste de formation, tout comme un certain Sir Julian Strafford Corbett. L’ouvrage bénéficie en outre de plusieurs contributeurs dont les plus connus – de l’auteur de ces lignes, tout du moins – sont Norman Friedman et David Hobbs. Ce dernier commettait British Aicraft Carriers – Design, Development and Service Histories présenté ici-même et dont la lecture est recommandée alors que les HMS Queen Elizabeth et Prince of Wales entreront en service dans les toutes prochaines années. Basculons dès à présent dans la découverte de cet ouvrage.

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Chantier du SNA-NG Suffren (2007 – 2017)

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© DCNS. Découpe de la première tôle du Duguay-Trouin, les premiers éléments du Suffren sont à l’arrière plan. Photographie publié en juin 2009.

La découpe de la première tôle de la tête de série du programme Barracuda (six Sous-marins Nucléaires d’Attaque (SNA) pour 8,2 milliards d’euros (frais d’études inclus) – contre 7,89 milliards d’euros en 2007) est intervenue au mois de décembre 2007. Le premier anneau du futur Suffren est assemblé au mois de mars 2008. Les deux premiers éléments de coque furent soudés l’un à l’autre le 26 juin 2009. La coque du bateau est « fermée » en avril 2016. Le sous-marin rejoindra son élément au printemps ou à l’été 2017 et devrait débuter sa carrière opérationnelle en 2019.

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Budget de la Défense nationale à 2%

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© Le Figaro. Véronique Guillermard, « Dissuasion nucléaire : la France ne baisse pas la garde », 20 février 2015.

Le totem correspondant à 2% du PIB en matière de dépenses militaires inonde le débat public alors qu’il n’est que très rarement – si ce n’est jamais – bénéficiaire de la moindre tentative de définition. Pourtant, replacer cet objectif dans le cadre du « partage du fardeau au fossé transatlantique » (Olivier KEMPF, L’OTAN au XXIe siècle – La transformation d’un héritage, Paris, Éditions du Rocher, 2014 (2010), 614 pages ; voir le chapitre 12) est la condition sine qua non pour apprécier autant sa pertinence aux échelons de l’Alliance atlantique qu’au seul échelon national. C’est pourquoi – et dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017 en France – il est impératif de souligner combien la définition ambiante des 2% ne correspond pas du tout à l’ambition otanienne et masque les graves difficultés financières à venir face à la modernisation de la dissuasion nucléaire et la « bosse budgétaire » jamais absorbée. 

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Royal Navy : 5 SSN hors-jeu sur 7 ?

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Une nouvelle anomalie mettant, une énième fois, en cause la sûreté des réacteurs nucléaires embarqués sur la classe Trafalgar amène à s’inquiéter du sort des vaisseaux noirs encore en service. La sous-marinade britannique compte sept sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire dont quatre Type T (HMS Trenchant, Torbay, Triumph et Talent). Quelles solutions pour la Royal Navy s’ils étaient retirés prématurément du service ?

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La seule Marine nationale

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© Inconnu.

La conclusion logique de cette chronique sur la hiérarchie des marines de guerre européennes dans le concert mondial des flottes militaires était de souligner la première place manquée de la Marine nationale (2008 – 2016) en Europe et, presque surtout, l’absence d’alliances européennes qui auraient pu permettre une « plus grande Marine nationale ». Et ce, contrairement à la Royal Navy qui augmente ainsi son potentiel et, peut-être au principal, son influence navale sur la stratégie des moyens d’autres marines européennes. Chose d’autant plus surprenante que la France se retrouve sans porte-avions disponible ni groupe naval apte à fournir un erstaz de groupe aéronaval.

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Une plus grande Royal Navy

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© Inconnu. Exercice Corsican Lion 2015 de la Combined Joint Expeditionary Force.

Reprenons, encore et toujours, cette analyse sur le tonnage. Face aux géants que sont l’US Navy (3 millions de tonnes), la MAPL (1,2 millions de tonnes) et la Voyenno-Morskoy Flot Rossii (1,15 millions de tonnes), la Royal Navy (407 000 tonnes) est passée de la première place jusqu’à la première moitié du XXe siècle à une respectable quatrième place dans le typologie des flottes par le tonnage. Et demeure la première marine européenne. Emmanuel Todd propose une analyse sur comment l’Allemagne tiendrait le continent européen par une domination politique découlant d’une agrégation d’économies européennes. Et Berlin pèserait autant que les États-Unis en matière économique grâce à une Europe permettant une plus grande Allemagne. Sans se prononcer sur la pertinence de l’analyse, son modèle permet de souligner comment la Royal Navy dominerait l’Europe naval et pratiquement doubler son tonnage par les alliances nouées.

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