BATSIMAR, BIS et BSAH, l’UT 527 : une objection, monseigneur ! Par Midship

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Ces bâtiments (les UT) ne sont aucunement capable de combattre. Et alors, me direz-vous ? Il est vrai que la dépollution, le sauvetage, etc ne demande aucun feu, et que les situations plus tangentes comme le contrôle des pêches, de l’immigration et même le narcops sont généralement effectuées par un duo commando à bord d’une embarcation rapide / hélicoptère avec tireur de précision. Bon, soit. Mais.

Mais il n’y a pas que les feux qui comptent. Les navires traditionnellement armés, comme les frégates mais aussi ceux qui en héritent, comme les Gowind, et même s’ils perdent leurs effecteurs, embarquent un bon nombre de capteurs. Radars, sonars éventuellement, mais aussi et surtout communication et guerre électronique. Ce qui signifie également que des locaux et du personnel y sont  alloués.pour tout cela, les UT sont aveugles. il pourrait passer à la verticale d’un sous marin sans le détecter, et se faire survoler par des aéronefs en ne s’en rendant compte qu’au moment de les entendre. En surface même, à quelle distance pourra-t-il détecter des groupes de pêcheurs, suivre le traffic de commerce, ou détecter d’éventuel comportements anormaux ?

Que l’on ne se méprenne pas : ce bâtiment me semble très bien pour remplacer un batral ou un BSR/BSAD/RR. Mais dans le cas des P400, Albatros, A69, FLF … méf ! nous avons besoin, outre mer, de navires aux compétences plus guerrières, fusionnant capteurs et effecteurs dans des systèmes de combats performants, faisant appel à un équipage durcit et à une coque à la résistance adéquate, capable d’une certaine furtivité et d’une bonne rapidité. Nos territoires outre-mer sont en effet les premiers spectateurs des intentions béliqueuse des puissances régionales. On oublie souvent que certaines de nos frontières, maritimes mais aussi terrestres y sont contestées, que les marines frontalières entendent souvent développer leur capacités, etc. Si à la Réunion ou aux Antilles nous avons besoin de réagir « militairement », un UT sera envoyé par le fond sans avoir eu le temps d’appareiller, et nous avons besoin d’une solution intermédiaire en attendant que l’on fasse transiter des frégates ou d’autres moyens de combat.

Conclusion : à chaque base (Guyenne, Martinique, la Réunion, Papeete, Nouméa), une capacité de type UT, spécialisée dans l’AEM et le « bricolage », et une capacité « militaire », type Gowind.Précisons que « Capacité » ne signifie pas forcément qu’un seul navire.

J’ajoute d’ailleurs que dans un but d’entrainement et de diplomatie, nos navires outre mer participent en permanence à des exercices multinationaux, d’opportunité ou planifiés. Y enverra-t-on les

UT ?

Midship

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